Megève

La princesse des neiges...Un écrin protégé au charme intemporel !

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L'histoire de la station de ski de Megève

Megève, station de la belle société voulue par la famille de Rothschild dans les années 20, est aussi un village haut-savoyard dont la paroisse aurait été créée en 523. Megève est une destination idéale pour les amateurs de vacances en famille dans un cadre authentique. La proximité du Mont-Blanc et le panorama offert depuis le Mont d’Arbois en font une destination très prisée des connaisseurs.

Voici donc un peu d’histoire : celle d’un village haut-savoyard à la destinée atypique.

Un peu d'histoire

L’histoire de Megève a d’abord été marquée par des événements sombres, comme nombre de localités voisines : épidémies de peste noire en 1349, bataille sanglante entre seigneurs locaux en 1355, nouvelle épidémie de peste en 1360... La population de Megève, estimée à plus de 3000 âmes en 1339, est divisée par deux et ne retrouvera son niveau de 1339 qu’au 16ème siècle. Un éclat cependant redonne espoir : le prieur de Megève, Aymon de Chissé, devient évêque de Grenoble.

Jusqu’au 20ème siècle, le patrimoine religieux du village augmente considérablement, le territoire de la commune se couvre de chapelles, deux écoles laïques sont ouvertes en 1795, deux autres en 1853 et 1856 au hameau du Maz. En 1867, un bureau de poste est ouvert, tandis qu'en 1881, une route relie Sallanches, dans la vallée, à Megève, qui sera ensuite reliée à Albertville 10 années plus tard. En 1902, l’éclairage électrique arrive à Megève.

Il faut attendre les prémices de la première guerre mondiale pour que le ski soit mentionné à Megève. Grâce à un article de la journaliste Mathilde Maige-Lefournier, l'article parait dans la revue du Club Alpin Français, qui fait l’apologie de Megève, alors le terrain de jeu d’un petit cercle de randonneurs à ski. 1914 voit le premier concours de ski organisé à Megève.

L'épopée Rothschild

Tout commence au lendemain de la première guerre mondiale avec la baronne Noémie de Rothschild. Passionnée de montagne, elle fréquente la station suisse de Saint-Moritz où elle retrouve l’aristocratie européenne. À Saint-Moritz, elle côtoie les Allemands et notamment le baron Krupp, grand pourvoyeur de canons pour l’armée allemande. Patriote, la baronne de Rothschild décide de fonder une station de ski en France qui permettra à l’aristocratie de profiter de la montagne sans avoir à côtoyer l’ennemi héréditaire, les Allemands.

Elle porte finalement son choix sur Megève, séduite par la vue exceptionnelle qu’offre le plateau du Mont d’Arbois. Avec son époux, Maurice de Rothschild, elle y construit en 1921 le Mont d’Arbois surnommé le Palace des Neiges, une flamboyante construction plantée sur des centaines d’hectares et dotée d’une patinoire… Le succès est rapide, le roi des Belges, Albert 1er, y séjourne, bientôt suivi par l’aristocratie française. Le ski se développe grâce à des chenillettes pour remonter les pentes.

Calèche Megève

Le Palace des Neiges n’est pas le seul bâtiment construit par les Rothschild : d’autres hôtels jalonnent le Mont d’Arbois. En 1926, une autre construction majeure s’adjoint à l’ensemble : il s’agit d’un chalet moderne, calqué sur les chalets traditionnels mais de dimension plus imposante et offrant à ses hôtes un maximum de confort et une vision du paysage permise par des ouvertures nombreuses et des volumes généreux. Doté d’un ski-room, le chalet préfigure parfaitement les constructions intégrées que l’on réalise encore dans la plupart des stations françaises. L’architecte Henry Jacques Le Même et la baronne de Rothschild ont été particulièrement visionnaires pour leur temps. Aujourd’hui encore, le Chalet du Mont d’Arbois accueille ses hôtes et combine spa, piscine, antiquités, tableaux anciens et cuisine de haute volée pour déployer un art de vivre digne de la baronne !

Les générations successives de la famille de Rothschild resteront fidèles à Megève, imprégnant de leur marque le développement de ce qui va devenir une station de réputation internationale...

Naissance d'une station de sports d'hiver

Parallèlement au développement du Mont d’Arbois, Megève s’équipe d’une patinoire en 1929, d’un cinéma en 1931 puis, en 1933, du premier téléphérique de France destiné à la pratique du ski, le téléphérique de Rochebrune. Megève est aussi mise en avant par la création du pantalon fuseau par le tailleur Armand Allard : le fuseau restera la référence jusque dans les années 60.

En 1934, un nouveau téléphérique voit le jour : le téléphérique du Mont d’Arbois. Sportivement, Megève s’illustre : après la création du Club des Sports de Megève en 1931, l’équipe de hockey devient championne de France et surtout, un enfant du pays, Emile Allais, fait ses preuves en ski.

En 1936, Emile Allais remporte la médaille de bronze en combiné aux Jeux Olympiques de Garmisch en Allemagne, devenant ainsi le premier médaillé olympique français en ski alpin. Il récidive en 1937 en remportant, aux championnats du monde de Chamonix, 3 médailles d’or.

Télésiège à Megève

Arrive la seconde guerre mondiale qui met la station en sommeil. À la libération, le développement reprend avec la création de l’Office de Tourisme et la construction d’un casino de jeux. En 1951 est créée la Coupe Emile Allais, compétition de descente d’envergure internationale. Une télécabine est mise en service en 1952, la télécabine du Jaillet.

Les projecteurs sont braqués sur Megève. Plusieurs films y sont tournés et Adrien Duvillard, un autre enfant du pays, devient champion du monde de descente en 1963. Megève est alors considérée comme le Saint-Tropez des neiges. La station accueille de nombreux événements, artistiques et sportifs, dont le curling et le ball-trap. Une liaison aérienne Paris-Megève est établie en 1973.

En 1986, un nouveau téléphérique, le Rocharbois, est inauguré, permettant la liaison entre les massifs de Rochebrune et du Mont d’Arbois. Le développement culturel suit, avec l’ouverture de plusieurs musées et le classement de plusieurs édifices aux Monuments historiques. Megève compte alors plus de 5000 habitants permanents.

Les années 2000 : la consécration

Plusieurs distinctions viennent consacrer Megève dans son statut de station prestigieuse, comme la Marianne d’Or pour le développement durable, l’intégration au réseau international Best of the Alps (avec Chamonix, Zermatt, Davos ou encore Saint-Moritz…) et trois étoiles au Guide Michelin pour le désormais célèbre Marc Veyrat et son restaurant La Ferme de mon Père. La station obtient également 4 fleurs au concours des villes et villages fleuris, une première à cette altitude.

En l’espace de quelques années, 6 hôtels obtiennent le classement de 5* étoiles dont le mythique Chalet du Mont d’Arbois. Un deuxième restaurant est distingué par les 3 étoiles du Guide Michelin, le Flocons de Sel d’Emmanuel Renault.

Côté ski, Megève est désormais partie intégrante du domaine Évasion Mont Blanc qui propose 445 km de pistes avec les stations de Combloux, La Giettaz, Saint-Gervais, Saint-Nicolas-de-Véroce, Les Contamines-Montjoie et Cordon.

Village Megève

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