Méribel

La discrète privilégiée.Des paysages aux multiples visages !

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L'histoire de la station de ski de Méribel

Méribel aujourd’hui c’est 5 stations villages situées au cœur du domaine des 3 Vallées, plus grand domaine skiable relié d’Europe. Méribel offre de très larges possibilités d’hébergement, ce guide vous aidera à vous repérer pour mieux choisir votre lieu de villégiature.

Histoire de Méribel

Comptant parmi les fleurons des stations savoyardes avec ses cousines des 3 Vallées, Méribel a vu le jour grâce à la volonté… d’un Écossais ! Car c’est bien du Major Peter Lindsay que vient l’initiative de la création d’une station de ski au village des Allues, en 1936. Passionné de ski, le major sillonnait alors les Alpes françaises à la recherche du site idéal, rebuté par la montée du nazisme dans les Alpes autrichiennes annexées par Hitler.

Guidé par le champion du monde de l’époque, Alphonse Allais, Peter Lindsay finit par s’arrêter sur la vallée des Allues en laquelle il trouve toutes les qualités pour sa future station. Une société immobilière est créée. Un hôtel, Le Doron, ainsi qu’un téléski, sortent de terre en 1938. Peter Lindsay met d’emblée la barre haute en faisant appel pour la décoration de l’hôtel à Charlotte Perriand, une élève de Le Corbusier. La seconde guerre mondiale met le développement de la station en sommeil.

En 1945, ce n’est plus le Major mais le Colonel Peter Lindsay qui revient sur le site pour continuer à développer son rêve d’une station de ski purement « British » au cœur des Alpes Françaises. Mais c’est à des Français qu’il fait appel pour concevoir la future Méribel : Christian Durupt, Paul Grillo et André Dutour, architectes parisiens, vont prôner de façon visionnaire une architecture non invasive et inspirée de l’habitat traditionnel savoyard.

C’est ainsi que des chalets à la hauteur limitée, construits avec du bois, de la pierre du pays et des toits en lauze, sont bâtis. Méribel sera une station-village aux allures de carte postale. En cette période d’après-guerre, les 3 architectes français ont déjà posé, à leur façon, les bases du développement durable et de l’architecture intégrée. Un choix fondateur pour Méribel qui sera, à l’opposé de certaines grandes stations savoyardes qui parient sur les grands ensembles, une station chalet.

Méribel Village

Des élites au ski de masse

Les débuts de la station sont ceux de la bourgeoisie anglaise. Dans les années 50, la quarantaine de chalets et la vingtaine d’hôtels sont occupés par les élites anglaises mais aussi françaises, dans une ambiance feutrée et discrète.

Mais dès les années 1960, les choses s’accélèrent comme partout sur les grands sites savoyards : développement des infrastructures routières et hôtelières, extension du domaine skiable, élargissement de la clientèle... Néanmoins, le développement de Méribel n’est pas frénétique : il se fait progressivement et toujours sur le modèle de chalets de dimension modeste.

La seule concession au modèle dominant se fait avec Méribel-Mottaret. La plus haute des 5 stations, trônant à 1750 mètres d’altitude, reprend le principe du front de neige et de l’accès à l’hébergement skis aux pieds. Créée en 1972, Méribel-Mottaret consacre aussi Méribel comme le cœur de 3 Vallées, permettant un accès rapide à Courchevel et aux Ménuires. Le domaine des 3 Vallées s’est lui aussi forgé une réputation d’excellence.

La clientèle de la station s’est considérablement élargie mais elle reste haut de gamme : on vient y chercher l’authenticité des chalets et la quiétude des stations-village. Le projet architectural de départ, jamais trahi, se révèle payant. L’omniprésence des Anglais reste de mise, même si Méribel accueille une clientèle française et internationale.

Les Jeux Olympiques

Les Jeux Olympiques d’Albertville, organisés en 1992, apportent un souffle nouveau à Méribel et à ses voisines des 3 Vallées. La télécabine de l’Olympe est construite pour relier Brides-les-Bains, Les Allues, Le Raffort et Méribel. Les Jeux Olympiques d’Albertville représentent un total de 12 milliards d'euros d’investissements qui vont considérablement accélérer le développement des vallées savoyardes. Routes et autoroutes, TGV, hébergements et infrastructures touristiques sortent de terre. Brides-les-Bains accueille le village olympique et investit 200 millions d'euros dans la construction d’une nouvelle mairie, d'un centre d'animation et d'une école, dans la rénovation du Grand Hôtel des Thermes, du casino ainsi que du centre-ville.

Méribel pour sa part accueille l’épreuve de ski alpin dames et aménage pour l’occasion la piste du Roc de Fer. La station accueille également l’épreuve de hockey sur glace et construit pour cela une impressionnante patinoire, un complexe de 24 000 m² pour une capacité de 2500 places assises. Avec Les Ménuires qui obtient le slalom hommes, les 3 Vallées ne disposent pas d’une exposition médiatique comparable à celle de Val d’Isère qui obtient 4 épreuves de ski alpin sur sa mythique Face de Bellevarde, mais profitent tout de même d’un coup de projecteur et bien sûr des infrastructures amenées par les Jeux.

Les Jeux Olympiques ont aussi été l’occasion de valoriser des habitations laissées à l’abandon sur le territoire de Méribel. Cette reconstruction permet de parachever l’aspect des stations village et finit de donner le visage de la station tel qu’on le connaît aujourd’hui.

Méribel, une évolution sage et visionnaire

De 1945 à aujourd’hui, l’histoire de Méribel aura été marquée par la vision de son créateur Peter Lindsay et du trio d’architectes Durupt - Grillo - Dutour : un développement progressif, linéaire, intégré et soucieux de l’identité savoyarde.

Un projet révolutionnaire et un pari gagné, puisque c’est aujourd’hui la vision qui s’impose en matière de développement architectural, au détriment des grands ensembles bétonnés qui ont fleuri dans bon nombre de stations dans les années 1950, 1960 et 1970.

Ours Méribel de nuit

Ce pari gagnant fait aujourd’hui de Méribel une station prisée. Au-delà de son domaine skiable de grande qualité et de son emplacement privilégié au cœur des 3 Vallées, la station est très recherchée pour son ambiance village et ses paysages préservés. La clientèle est internationale et relativement haut de gamme, la station de Méribel se différencie de la tapageuse Courchevel par son charme discret. En somme, Méribel a su se construire une identité bien à elle et compte de nombreux fidèles parmi sa clientèle, conquis par son caractère authentique et sa quiétude, ce qui n’empêche pas les 5 stations de Méribel d’être situées au cœur de l’un des plus beaux domaines skiables du monde…

Meribel by night

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